Tom :
L'anthologie d'Ayerdhal Genèse ?
Serge Lehman :
 Ayerdhal avait en projet de faire une anthologie qui avait pour but de montrer que la SF n'est pas l'infra-littérature que l'on pense en général. Donc le projet de départ, c'était de mélanger des auteurs spécialisés avec des auteurs qui ont une reconnaissance grand public, comme Werber ou Barjavel. Et puis il s'est avéré, je crois, que les gens qui font de la SF "généraliste" ont tous décliné l'offre, sauf Bernard Werber, et donc il s'est retrouvé aux éditions J'ai Lu avec ce projet d'anthologie qui est devenue une anthologie de SF pure et dure. A partir de là, il a laissé une très grande liberté aux auteurs. Pas de contrainte de style, ni de sujet, chacun était libre de présenter ce qu'il voulait.
Tom :
D'où est partie l'idée de la nouvelle Nulle part à Livérion ?
Serge Lehman :
 A ce moment, j'étais en train de travailler sur FAUST. La nouvelle que j'ai écrite s'inscrit dans cet univers puisqu'elle raconte l'histoire du père de Shan Coray, le héros de la série, qu'elle présente en fait cet univers. Elle est très longue, une centaine de pages, Ayerdhal était un peu effrayé au début parce qu'on est presque, pour l'édition française, dans le roman, mais finalement c'est passé. C'est un texte que j'aime bien parce qu'il réfléchit sur l'utopie aujourd'hui.

Réalisation Aelhomin