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- Tom :
- Quelle était votre approche avec votre anthologie Escale sur l'horizon ?
- Serge Lehman :
- J'ai eu plus de liberté qu'Ayerdhal pour Genèse, mais c'est en partie grâce à lui, car il a ainsi prouvé, que l'on pouvait faire une anthologie, qu'elle pouvait se vendre. Du coup, mon éditeur, le Fleuve Noir, m'a demandé de faire à mon tour une anthologie sans contrainte de format. J'ai pris le parti de faire plus long, d'avoir plus d'auteurs au sommaire. Je crois que ce que Genèse a rendu possible, c'est une certaine décontraction. Quand Genèse est sortie, pour nous qui sommes dans la SF depuis presque 10 ans, c'était un événement. C 'était la première anthologie professionnelle française depuis douze ans, chez J'ai Lu, donc tout le monde a "serré les fesses" en écrivant. On s'est dit, il faut que ça soit bien, que je fasse mon meilleur texte. Une fois qu'il est passé par là, il n'y a pas besoin de refaire cette expérience. On a eu une grande liberté de ton, qu'on n'aurait pas eu sans Genèse.
Illustration de Stan & Vince, © Fleuve Noir.
Réalisation Aelhomin